Retour et remboursement  
I. Obligations légales

 

  • L'article L.121-20 du Code de la consommation prévoit, dans le cas d´une vente à distance d´un bien ou d´un service, que le consommateur "dispose d´un délai de sept jours francs pour exercer son droit de rétractation sans avoir à justifier de motifs ni à payer de pénalités, à l´exception, le cas échéant, des frais de retour".
  • Article L.121-20-2 : ce droit de retour ne peut être exercé pour certains types de biens ou services, en particulier dans le cas de services fournis en ligne ou de biens réalisés à la demande du consommateur ou rapidement périssables comme par exemple des produits alimentaires frais.
  • Article L.121-19 : le délai de rétractation est porté à trois mois dans le cas où le professionnel n´aurait pas fourni au consommateur, à l´issue de sa commande, les documents prévus par cet article (récapitulatif de commande comprenant des informations sur le vendeur et les conditions du contrat)
  • Obligation de rembousement : article L.121-20-1
    Lorsque le consommateur a exercé son droit de rétractation, le commerçant se doit de rembourser celui-ci sans délai et "au plus tard dans les trente jours suivant la date à laquelle ce droit a été exercé" .

 

Ces différentes dispositions ont également été adoptées dans le cadre d´une directive européenne (directive 97/7/CE concernant la protection des consommateurs en matière de contrats à distance), ce qui signifie que tous les professionnels établis dans les pays membres de l´ Union européenne sont tenus de les appliquer.

 

 

II. Garanties légales

 

  • Garantie des vices cachés : Articles 1641 à 1648 du code civil, repris par l´article L.211-11 du Code de la consommation.

    Si le consommateur constate, une fois le produit acquis, un défaut sur celui-ci qui existait au moment de l´achat mais ne pouvait être visible et que ce défaut rend ce produit impropre à l´usage qui est le sien, le consommateur peut alors rendre le produit au vendeur qui doit lui en rembourser le prix, ou il peut conserver le produit et se faire rendre une partie du prix, sur la base d´un arbitrage par un expert.
    S´il s´avère que le professionnel avait connaissance de ces vices cachés, le consommateur peut demander des dommages et intérêts.
    La loi ne prévoit pas de limite dans le temps pour le recours, l'appréciation du "délai bref" est laissé à l'appréciation du juge.

 

État du droit au Québec