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La publicité ne peut être trompeuse ou mensongère
– Article L.121-1du Code
de la consommation. Cette disposition s´applique à
toutes les publicités entendues de manière très
large par la jurisprudence. La mauvaise foi n´est pas requise.
- Les éléments pris en considération
sont les caractéristiques des biens ou services,
le prix, la nature, les quantités et les droits de l´annonceur.
La jurisprudence relative à la publicité
en ligne est rare mais claire.
- Le juge français a ainsi ordonné la suppression
d´une publicité trompeuse sur un site web en 2001,
mais aussi celle qui était constitutive d´une concurrence
déloyale (2002).
- La publicité du fournisseur d´accès à
Internet AOL a été qualifiée, en 2001,
de fausse et trompeuse au motif qu´il n´était
pas prouvé que le service offert par AOL était
« + rapide, + infos, + d´e-mails, + facile,
+ de plaisir » que celui de ses concurrents.
- Le 9 mars 2004 , AOL a été à nouveau
condamnée pour « non-respect des promesses
publicitaires et des contrats conclus à la suite de la
publicité litigieuse ». La Cour de cassation
relève ainsi un trouble illicite causant un préjudice
pour l´ensemble des souscripteurs des contrats dits « forfait
illimité ». Dans les faits, les capacités
limitées du réseau d´AOL face au nombre
de nouveaux abonnés du forfait illimité ont conduit
AOL à établir un dispositif d´interruption
des connexions. ( Cour
de Cassation, Chambre civile 1, 2004-03-09, 01-11296, Publié
au bulletin )
État
du droit au Québec |