Les obligations varient selon les intervenants et selon le type
de paiement.
La carte de crédit est le moyen de paiement
sur Internet le plus répandu.
Banque
ou émetteur de carte. Obligation d'archiver vos données
financières de façon sécuritaire, ce qui
est généralement le cas.
Consommateur. Le régime des cartes de crédit
est généralement doté d'un système
d'assurance, tel que cela apparaît aux articles
123 et 124 de la Loi
sur la protection du consommateur qui prévoit qu'une
franchise d'un maximum de 50$ peut être prévue.
Néanmoins, ceci ne vaut que s'il est prouvé que
le titulaire de la carte (c'est-à-dire le consommateur)
a agit avec diligence pour dénoncer la perte ou la corruption
de la carte. Il importe donc de ne pas perdre de temps pour
contacter votre émetteur de carte. Le problème
reste toutefois entier lorsque le numéro de la carte
de crédit a été utilisé frauduleusement
sans que la carte n'ait été volée ou perdue.
Commerçant. Concernant un commerçant qui dispose d'un
site Internet, il n'existe pas, au meilleure de notre
connaissance, d'obligation formelle à ce que la transmission des
informations inscrites par le consommateur soit effectuée d'une manière
sécuritaire. L'une des rares références
que l'on peut identifier est la norme établie par le
Bureau de la consommation : "Code
canadien de pratiques pour la protection des consommateurs dans
le commerce électronique " (2004). Ce code n'a toutefois pas d'effet contraignant.
Le droit français en la matière
est essentiellement d'inspiration européenne.
Les textes européens traitant de façon
expresse cette problématique n'ont aucune valeur contraignante.
Toutefois, certaines directives abordent de façon indirecte
la question des paiements électroniques.
Cour
de Cassation, Chambre commerciale, 2004-06-23, 02-15547, (Publié
au bulletin)
Le paiement étant intervenu à distance, sans utilisation
physique de la carte ni saisie du code confidentiel, il en résulte
pour la banque l'obligation d'annuler le débit qui était
contesté.